Bernard Rastoin
Notre conseil durable : mangez équilibré !
Le saviez-vous ? L'industrie de la viande constitue l'un des principaux facteurs du réchauffement climatique. En 2006, un rapport de l'ONU publié par la FAO (Food and Agriculture Organization) estimait en effet que celle-ci produisait 18 % des gaz à effet de serre émis à la surface de notre planète, soit davantage que l'ensemble des transports (14 %), et à peine moins que les centrales énergétiques (21 %).
Le rapport revenait également sur les autres impacts générés par cette activité, notamment l'utilisation de pesticides et la consommation d'eau. Et une étude du Worldwatch Institute sortie fin 2009 enfonce le clou, évaluant l'impact à 51 % des émissions de GES en intégrant toutes les impacts indirects.
Or cette problématique rencontre les préoccupations des consommateurs, qui sont de plus en plus nombreux à vouloir « verdir » leur alimentation, comme en témoigne la hausse de 25 % des ventes de produits bio en 2008. Principal motif invoqué (dans 94 % des cas), la volonté de préserver sa santé. Mais des structures de production qui ne sont pas adaptées, puisque la France doit importer 30 % de sa consommation.
Quand l'intérêt des individus rejoint celui de la planète, il serait dommage de ne pas agir. Car l'alimentation est un sujet qui parle à chacun, et permet d'élargir ensuite aux principales thématiques du développement durable, qu'il s'agisse d'énergie, de transports, de déchets... Bref, un levier idéal en matière de conseil en développement durable.
C'est pourquoi le DDS (diagnostic durable simplifié), outil conçu par 3zeco pour vous offrir une vision à 360° des enjeux du développement durable, intègre une thématique « alimentation » qui vous permettra de mettre en place une approche globale de la question. Communication interne et externe, sensibilisation, formation, diminution des impacts écologiques... C'est fou ce qu'on arrive à faire avec un plateau-repas !
Notre conseil durable : donnez du sens !
Contrairement à une idée répandue, le développement durable ne se réduit pas à ses aspects environnementaux. Il consiste en effet à améliorer le bien-être du plus grand nombre afin d'enclencher un cercle vertueux profitable à tous. Or ce nouveau paradigme est apparu sur fond de diminution des ressources, que le réchauffement climatique ne fait qu'aggraver. Il devient donc nécessaire, voire urgent, de mieux utiliser celles-ci afin de réduire notre dépendance à leur égard. La crise actuelle a infléchi l'augmentation des coûts de l'énergie, mais celle-ci n'en reste pas moins inéluctable à terme. S'y préparer dès maintenant évitera d'en subir les effets lorsqu'il faudra payer la note !
À l'échelle de l'entreprise ou de l'administration publique, la prise en compte de l'ensemble des aspects du développement durable constitue également un facteur de motivation des personnels, d'où découle une plus grande efficacité dans la réalisation des objectifs poursuivis. À cet égard, la dimension sociale est pleinement à prendre en compte. Non seulement en interne, mais comme un support de communication sans équivalent, le consommateur de 2010 attendant des preuves concrètes au-delà des déclarations d'intention.
Trouver la bonne équation entre l'ensemble de ces facteurs requiert une prise en compte globale des spécificités de la structure concernée. C'est la meilleure manière pour définir une stratégie durable cohérente, et ainsi donner du sens aux engagements pris dans ce domaine.
C'est dans ce but que 3zeco a conçu le diagnostic durable simplifié (DDS), un outil méthodologique de type Web 2.0., à même de vous offrir une vision complète de votre situation et des opportunités qui s'offrent à vous en la matière. Conçu pour vous accompagner dans la durée dans votre passage à un nouveau modèle, le DDS vous apporte dès le départ des informations utiles et des outils de management environnemental et social, afin de suivre au quotidien les progrès accomplis.
Avec le DDS, vous serez ainsi à même de construire une synergie globale entre les différents aspects du développement durable pour répondre aux attentes des différentes parties prenantes concernées, qu'il s'agisse de vos collaborateurs, des consommateurs ou des autres acteurs impliqués (collectivités, fournisseurs, associations...)
Notre conseil durable : surveillez l'effet rebond !
Les progrès en matière d'utilisation des ressources, ou le passage à des technologies moins impactantes telles les énergies renouvelables, masquent un phénomène plus fréquent qu'on ne le croit : l'effet rebond, ou effet d'aubaine, qui repose sur le constat que ces améliorations entraînent souvent une hausse de la consommation dans d'autres domaines, voire un recours accru aux nouvelles solutions qui compensent totalement ou même dépassent les gains obtenus.
L'exemple le plus connu est celui de l'informatique, censée réduire l'usage du papier, mais qui a entraîné au contraire une augmentation considérable de celle-ci – tout en provoquant par ailleurs une flambée de la consommation électrique.
Toute approche de conseil en développement durable doit donc viser autant que possible une vision globale des différents impacts induits par les changements en cours. L'analyse du cycle de vie (ACV) permet ainsi de suivre un produit depuis la production des ressources qui lui sont nécessaires jusqu'au recyclage de ses ultimes déchets.
L'aspect psychologique n'est pas non plus à négliger. Avec le sentiment d'avoir « bien fait » dans un domaine (par exemple à travers la compensation carbone), on va négliger la réalité des impacts générés dans d'autres domaines.
C'est pourquoi l'offre de conseil en développement durable de 3zeco s'appuie notamment sur un outil panoramique, le diagnostic durable simplifié (DDS), qui permet d'avoir une vision d'ensemble, actualisée, des impacts générés par une organisation... mais aussi des atouts dont dispose celle-ci pour évoluer vers un nouveau modèle.
L'occasion de privilégier les services, et les modes de fonctionnement à faible impact global, pour mieux préserver l'environnement tout en s'ancrant dans des actions concrètes mieux à même de séduire les consommateurs.
Notre conseil durable : ouvrez le dialogue !
Une attente de plus en plus forte se fait jour concernant l'engagement en matière de développement durable des entreprises et administrations publiques. Cette demande s'exprime aussi bien parmi le grand public qu'au sein même de ces organisations. En témoignent notamment le baromètre annuel d'Ethicity, ou encore l'étude conduite réalisée par Com'in, l'agence de communication interne de DDB Corporate, sur les aspirations des salariés dans ce domaine. Cette prise de conscience est partagée par la majorité des entreprises.
Reste la question principale, à savoir la mise en oeuvre de cette transition vers un modèle durable. Celui-ci ne prend en effet sens que dans le passage à l'action, d'autant que les consommateurs, de mieux en mieux informés, ne sont pas dupes des tentatives de « greenwashing » consistant à changer le discours sans modifier les pratiques.
Or cette mutation concerne à la fois la stratégie des organisations, leur vécu quotidien et leurs rapports avec l'extérieur. C'est pourquoi il apparaît indispensable d'ouvrir un dialogue avec l'ensemble des parties prenantes concernées. Celui-ci présente plusieurs intérêts :
- cibler des modes d'action réalistes,
- renforcer l'implication des salariés,
- favoriser la fidélisation des consommateurs,
- améliorer la diffusion des bonnes pratiques...
Aussi les missions de conseil en développement conduites par 3zeco intègrent-elles dès le départ cette dimension participative, tant au niveau de la méthodologie que des outils informatiques employés. Cela permet de plus une capitalisation d'expérience et d'information qui garantit la pérennité des projets engagés.
Enfin, cela assure une diminution de l'impact environnemental, grâce aux outils collaboratifs à distance déployés pour l'occasion. Appliquer ce qu'on préconise, c'est bien le moindre pour une entreprise spécialisée dans le développement durable !
Notre conseil durable : jouez sur plusieurs tableaux !
Lorsque nous entamons une mission de conseil en développement durable, l'une des questions qui reviennent le plus souvent concerne l'ordre des priorités d'action. Faut-il d'abord s'attaquer aux émissions de gaz à effet de serre, puisque celles-ci constituent généralement la principale forme d'impact environnemental ? Doit-on plutôt intervenir en direction des personnels en interne, ou privilégier les opérations en faveur des interlocuteurs extérieurs, tels les consommateurs, voire d'autres acteurs publics et privés avec lesquels on montera des partenariats ? Et quid de la dimension sociale ?
La meilleure réponse que l'on puisse faire dans ce domaine consiste à dire qu'il ne faut négliger aucune piste, à condition d'inscrire celles-ci dans une réflexion globale... et dans la durée, ce qui est la moindre des choses s'agissant de développement durable !
En effet, de nombreuses études montrent que les consommateurs comme les salariés attendent avant tout des entreprises et des administrations une implication concrète, avec des résultats observables. Face à un public de mieux en mieux informé, ce qui importe avant tout est la cohérence et la persévérance en matière d'engagement durable. Pour que celui-ci produise ses effets, il doit de préférence refléter une stratégie globale, qui permettra d'agir, selon les étapes et les cas de figures, au niveau de la structure des coûts, d'une meilleure efficacité de l'organisation ou encore de la communication... qui, dès lors, ne se contentera pas d'invoquer des arguments, mais montrera comment ceux-ci se traduisent sur le terrain.
Jouer sur plusieurs tableaux tout en coordonnant ceux-ci à travers une vision stratégique, telle est le meilleur conseil que nous puissions vous donner en matière de développement durable. En n'oubliant pas que vos interlocuteurs ont de la mémoire, et que les annonces d'hier doivent correspondre aux résultats d'aujourd'hui.
Notre conseil durable : en 2010, passez au 26000 !
L'engagement croissant des organisations dans une démarche de développement durable appelle la mise en place de référentiels communs afin de mieux en délimiter le périmètre tout en facilitant les comparaisons entre les parties prenantes.
À cet égard, l'année 2010 va s'avérer décisive avec la publication, au mois de septembre, de la future norme ISO 26000. Celle-ci porte sur la responsabilité sociale des organisations, c'est-à-dire leur action globale en matière de développement durable. Outre l'environnement, la future norme intégrera ainsi les questions relatives aux droits de l'homme, aux conditions de travail, aux relations avec les consommateurs, etc.
Ce ne sont pas moins de cinq années qui ont été nécessaires pour élaborer cette norme, avec la participation de plus de 500 experts en provenance de 90 pays différents. À noter, ISO 26000 ne sera pas utilisé pour la certification, comme peut l'être utilisée la série ISO 14000, mais pour servir de ligne directrice lors de la définition d'une stratégie durable et durant les phases de reporting.
Il s'agit donc d'un cadre souple destiné à jouer un rôle incitatif, et s'appuyant notamment sur les travaux du Global Reporting Initiative (GRI), impliqué depuis 1997 dans l'établissement de directives mondiales en matière de développement durable. Les principales règles établies par le GRI concernent la transparence et l'accès aux données, l'exhaustivité et la fiabilité des informations.
Offrant une vision panoramique de la politique durable des organisations et favorisant les comparaisons entre celles-ci, la norme ISO 26000 est appelée à devenir un outil d'évaluation incontournable pour les années à venir en matière de conseil en développement durable.